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Le relais et la clarté

"Comment transmettre à l’autre ?" Jacques Fontaine


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Comment avons-nous perdu  nos repères ?   illustrations : Mucha

 

            La transmission ! Voilà bien un des mots-clefs les plus fréquents dans la Franc-Maçonnerie des style français[1], quel qu’en soit le rite. C’est un devoir qui s’impose à tout Frère, toute Sœur. Mais au delà du consensus facile, que fait-on exactement pour transmettre ? La version habituelle mais congrue est de… ne rien faire. Les jeunes initiés(es) apprennent au fur et à mesure le rituel et le vocabulaire maçonnique. L’habitude, la répétitivité, font office d’enseignement. Dans les Loges qui forment un groupe soudé, et c’est fréquent, une autre chose est transmise : la fraternité, dont on ne dira jamais assez qu’elle est la clef qui ouvre toutes les portes du parcours maçonnique. Tant que les jeunes prendront spontanément, pour modèles, les relations fraternelles entre les membres, la première condition de survie de l’Ordre sera assurée. Cette méthode qui n’en est pas une, puisqu’elle repose sur la spontanéité et l’imitation, suffit-elle à la transmission, dans la Loge et sur le forum[2] ? Puisqu’il s’agit bien, ici, de 

ces deux types de transmission. Voici ce qu’écrivent les auteurs d’un livre récent[3] : « Pour les Francs-maçons, transmettre est un devoir, et cela à deux niveaux. Au sein de la Loge, les Maîtres doivent transmettre les principes maçonniques aux plus jeunes. Héritant en cela des traditions du compagnonnage, les Maçons se forment entre eux ; et les Maîtres doivent être attentifs à ce qui peut, dans la nouveauté, enrichir le message de fraternité ou faciliter sa transmission. Mais également au niveau de l’humanité toute entière et de son histoire : les Francs-maçons constituent une longue chaîne dans l’histoire de l’humanité et les Frères et les Sœurs disparus continuent de vivre et de transmettre leur message de fraternité ». En résumé, ce serait entendre que la récitation sans faute du rite et la divulgation de nos valeurs, la fraternité en tête, règleraient la question de la transmission.

 

            C’était audible, il y a quelques décennies ; mettons jusqu’aux années 60-70. C’est devenu insuffisant, étriqué même, aujourd’hui et encore plus demain. Les modalités de la transmission, à mon sens, doivent être considérablement améliorées. Beaucoup de facteurs militent en ce sens. En voici, pour rappel, quelques-uns. D’abord la Franc-Maçonnerie évolue, en elle-même, vers une voie spirituelle complète, avec ses caractéristiques, qui en font un monument de la pensée remarquable. Mes recherches, les visites et l’expérience de plusieurs Frères, Sœurs m’ont confirmé dans l’idée que le parcours de sagesse, dont nous bénéficions, dessine, et ce sera de plus en plus clair dans les années qui arrivent, une spiritualité pour agir. Dès 1975, un Maçon inspiré et connu pour la sagesse de ses propos et des ses ouvrages, Joannis Corneloup écrivit que la Maçonnerie visait « le perfectionnement individuel et social dans un climat d’amour fraternel ». On pourrait d’ailleurs acter, que cet esprit était déjà inscrit, en partie, dans les actuelles versions des Constitutions du GODF, de la GLDF. Mais, en fait, peu importe l’obédience ou le réseau de Loges. Je crois fermement que nous allons vers un rapprochement des deux chemins, l’initiatique et le sociétal. Certaines Loges, qui campent dans un des deux camps seulement, effectueront leur aggiornamento. D’autres resteront persuadées du bien-fondé de leur tradition ; je crains qu’elles ne disparaissent vite, à l’exemple de la Franc-Maçonnerie anglo-saxonne, qui poussera bientôt son chant du cygne.

 

 

La Tradition et la tradition

 

            La Tradition, avec un « T » majuscule, est autre chose de plus ample et mystérieux, que celle dont je viens de parler. Celle qui est, au fond, une simple habitude d’un groupe, qui se sentirait menacé, si on changeait quelques peu ses routines. Non ! la Tradition en question, est mentionnée, à défaut d’exister concrètement, dès les opératifs, et pourquoi pas dès l’Egypte antique. C’est dire ! Je rencontre des initiés(es) qui sont persuadés qu’ils transmettent cette Tradition, tant glorifiée à la charnière des deux siècles précédents, et notamment, par son héraut, René Guénon. Sa thèse est simple. Elle rejoint celle de l’Age d’or. A une époque lointaine et indéfinie, l’humanité était heureuse. Mais tout s’est dégradé, et nous voici maintenant dans le sale état de l’Age de fer, que les Hindous nomment « Kali Yuga ». Les Hommes, désormais oublieux d’un message initial de béatitude, deviennent corrompus, vindicatifs, matérialistes et égoïstes. Cette manière de voir les choses est encore fréquente, et peut être, vous associez-vous à cette conception. La réponse à la question : « Que transmettre ? » est immédiate : « La Tradition ». Nous ne pouvons nous contenter de cette affirmation, que vient corroborer cette nostalgie d’un état de plénitude. Les psychologues l’énoncent clairement, cet état est celui de la vie du nourrisson qui sent inconsciemment[4] qu’il est tout puissant. C’est l’époque où la conscience n’a pas encore émergé. Notre inconscient collectif est tout entier à la barre, et ce nourrisson n’éprouve pas encore la peur terrible, qui provoquera la précipitation de l’inconscient individuel. Les disciples de Carl Gustav Jung qualifient cette toute première période de la vie « Le paradis perdu ». Le socle de ce que nous allons bâtir, et que nous appellerons notre personnalité.

            Parfois, dans la vie, nous sommes envahis par une nostalgie forte. Êtres raisonnables et généralement peu soucieux d’approfondir les mystères de l’esprit, nous rapportons ce sentiment doux, triste et vague, à quelque cause extérieure : plus souvent, lors d’un moment de calme, de contemplation devant la nature, de bonheur d’aimer ou d’être aimé. Et comme nous sommes les enfants que nous fûmes, l’adulte humain est toujours animé par cette nostalgie, qu’il peint de différentes légendes. Il peut ainsi mieux les saisir en leur donnant une image, des couleurs et un nom. Ces grandes histoires hiératiques qui chantent un Paradis perdu, que l’on pourrait atteindre après bien des péripéties, ce sont les mythes. Les mêmes mannequins pour tout humain, mais habillés fort différemment selon les cultures et l’époque. En outre, ils sont recouverts, une deuxième fois, des traits uniques de notre histoire personnelle inconsciente, et nous vivons alors, avec ce produit complexe à première vue, qui s’appelle la personnalité, le caractère. Il est en partie déchiffrable pour celui, celle, qui désire marcher vers son propre rendez-vous.

           

            La Franc-Maçonnerie est une de ces cultures. La possibilité de nettoyer, de dépouiller les vêtements culturels pour revenir, à tout le moins ressentir, la structure sous-jacente et universelle, voilà ce qui s’appelle une voie spirituelle. Nous disons, quant à nous, Francs-maçons : « dépouiller les métaux » ou « faire voler les éclats de la pierre brute ». Le sens le plus général est toujours le même, quel que soit le lieu, ou quelle que soit l’époque : retrouver cette sensation de béatitude, que nous connûmes, tout petit enfant, par delà les conditionnements, les complications, les résistances, les préjugés, les refoulements et les stéréotypes ; des Taoïstes aux Bantous, des Aborigènes aux Chrétiens, des Zoroastriens aux Anabaptistes. Il suffit souvent, de quelques siècles pour que jaillisse une voie spirituelle, à partir de ces données quasiment fœtales.

            La Franc-Maçonnerie spéculative est une personne bien jeune encore, au regard de l’humanité qui compte environ 200 000 ans ! Elle totalise un peu plus de trois siècles ; neuf, en prenant en compte la Maçonnerie opérative, branche de la chrétienté. Bien sûr, il est tentant, alors, de remonter au Christ ; et pourquoi pas ? Le désir du paradis perdu, c’est comme le mythe de Sisyphe, on remonte toujours la pente, en croyant remonter le temps, et persuadé de revenir enfin à cet état de tout repos, de paix immobile, l’Eden, que l’on ne trouve pas plus que la Parole perdue.

 

            Avec cette lecture, la Tradition mérite une majuscule comme le Paradis. C’est à dire de grandes, belles et immenses sensations de plénitude. Certains humains y parviennent parfois. Les kabbalistes prétendent que chaque Homme l’a ressenti au moins une fois dans sa vie. Ainsi naissent les voies spirituelles, par jaillissement de l’inconscient collectif et le bariolage de la culture de l’époque.

 

            La Franc-Maçonnerie est une ces voies spirituelles. Du moins est-elle en train de devenir une quête en ce sens. Parce qu’à mon avis, elle n’est pas encore vraiment adulte ; elle devrait évoluer dans les décennies prochaines[5]. Mais l’état actuel de maturité est déjà éblouissant pour celle, celui ,qui sait percer les « mystères » comme disaient nos aïeux, qui eurent bien du génie et de l’intuition. Voici la raison pour laquelle la Tradition n’est pas ponctuellement située au néolithique, mais est en train de s’inventer chaque jour. Nous sommes, initiés(es), en train de polir la pierre native en tous, pour que règne, par cette voie, l’esprit et la nostalgie du paradis perdu. Avec ce point de vue, on peut maintenir ce qui pourrait sembler choquant aux yeux des « traditionalistes » : les Francs-maçons actuels transmettent le legs qu’ils ont reçu, mais en le nettoyant des particularismes culturels, trop liés aux modes d’une part. Ils transmettent, d’autre part, des réalisations, des promesses, qui naissent, de-ci de-là, dans les Loges.

            Un Frère, une Sœur  qui passerait son temps à visiter des centaines de Loges s’apercevrait vite des variantes qui naissent ci et là. Et ce, malgré l’écriture des rituels, et leur mises à jour qui ne sont pas, à tous coups, des réussites. L’évolution ne doit pas être le fruit d’un cénacle d’une douzaine d’adeptes, mais l’arcane[6] qui jaillit dans telle ou telle Loge et qui, peu à peu se diffuse, s’ajuste et s’acclimate dans tout le pays.

 

            Les idées que je vais exposer dans ce Cahier sur la transmission, sont bien souvent la formalisation d’expériences, que j’ai pu observées en 47 ans de visites dans les Loges de style français. En bref, les théories de la filiation et celle des emprunts, ne rendent pas du tout compte de la toute jeunesse de l’Ordre et de son déploiement encore à venir. Elles se réfèrent au passé pour expliquer le présent. Le regard de l’anthropologue, celui du psychologue, sont clairement différents. Leur théorie ? C’est celle du jaillissement de l’inconscient collectif, constant dans les sociétés humaines, indépendamment de la culture qui n’a pour vocation que l’enracinement des structures.

            L’habillage culturel est indispensable pour une transmission de qualité. Sinon le message est trop fort, trop abstrait d’apparence, pour qu’il soit perçu. Ce n’est qu’au terme, s’il y en a un, du parcours spirituel, religieux ou athée, laïc dans tous les cas, que le sage ôte ces vêtements et se présente nu à son esprit. Nous n’en sommes pas là, même si j’évoquerai « l’euthymie »[7], comme je l’ai fait dans d’autres Cahiers. Comme tous les mouvements spirituels, la Franc-maçonnerie est, d’une part, fondée sur une structure universelle, hors du temps et de l’espace et, d’autre part, sur les éléments historiques, sociaux et culturels de son époque. Les travaux souvent excellents des historiens de l’Ordre, nous enseignent les circonstances sociales, politiques, économiques et religieuses, qui habillèrent la nudité de la structure. Nous avons besoin de ces vêtements, de ces tabliers, de ces gants et de ces cordons pour ancrer la voie dans un concret contemporain, qui nous font sentir notre actualité et cette sensation de participer à une grande aventure humaine. L’exemple le plus probant de cette parure de la voie fut la croyance obligatoire en un dieu révélé et à l’immortalité de l’âme. Les Grands Orient de Belgique, d’abord, puis de France ensuite, eurent la finesse, la sensibilité d’élargir la liberté de conscience, jusqu’à rendre cette croyance tout à fait facultative. C’est un grand tournant. Dans mes ouvrages je qualifie la Franc-maçonnerie qui a grandi en 1877 de Franc-maçonnerie libérative, soit la somme libératoire + libertaire. Celle que nous vivons. M’est avis que dans les décennies qui viennent, une autre période lui succèdera. Comment l’appellera-t-on ? Je ne le sais, et ne serai plus là pour m’associer aux Sœurs et aux Frères qui auront un nouvelle dénomination à proposer. Cette époque dans la naissance de laquelle nous sommes ballotés est aujourd’hui communément appelée postmodernisme.

 

 

Comment l’Homme va-t-il évoluer ?

 

            Ce que nous savons tous, c’est que nous sommes, depuis les années 60-70, dans une crise globale, particulièrement dans les pays riches, mais aussi, par contagion, dans les pays émergents. Crise politique, économique, sociétale, culturelle et gravement écologique. Les scénarios catastrophiques ne manquent pas, et souvent convainquent, au moins sur le moment. Mais d’autres voix s’élèvent pour affirmer que les crises vont peu à peu se régler, et que nos descendants vivront de nouveau des périodes calmes et qui sait, heureuses ? Par nature, je suis pessimiste, mais par culture maçonnique, je crois en la capacité de l’Homme et j’espère. C’est le point de départ du Guide L’Etrave et le Cap La Franc-maçonnerie demain. Si nous nous posons la question de la transmission, il est indispensable, à mon sens, de s’interroger sur le type d’humain qui se construit et s’assemble sous nos yeux, et dont nous sommes, pour les plus jeunes, les artisans et les acteurs. Il serait donc plutôt souhaitable d’avoir lu au préalable ce Cahier. Mais je vais résumer en quelques lignes, le profil de cet Homme, dont les contours se précisent chaque jour. Le fonds maçonnique structurel, celui qui anime la pulsation intime de tous les parcours de sagesse reste, quant à lui, immuable. Il s’agit donc d’ouvrir les yeux, de descendre en soi pour discerner l’universel sous le temporel.

            Si l’on devait résumer en un paragraphe ce que devient  et deviendra l’Homme de demain, à partir de livres sources documentés, j’énoncerais d’abord les qualificatifs les plus fréquents sous la plume des auteurs, scientifiques et philosophes, qui embrassent les crises du monde moderne, repèrent les signaux faibles qui deviennent forts, et projettent à 10, 20 ans le type de personnes qui vivront sur Terre, au moins dans les pays riches, mais pas exclusivement non plus. Une grande question se pose : que seront nos enfants ?

 

            L’être humain sera de plus en plus individualiste, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur en effet, parce qu’il se sentira beaucoup plus responsable qu’aujourd’hui de ses choix de vie, de ce qui lui arrive au quotidien. Il aura effectivement un sens de sa responsabilité accrue. En quelque sorte, il aura tendance à croire en lui, et en ses capacités à se prendre en charge. Pour le pire aussi. Il accordera moins d’importance aux systèmes, aux organisations, aux églises, bref à cette pyramide hiérarchique, qui entraînait obéissance et sécurité dans les grandes organisations, les entreprises, les églises. Il ne puisera plus ses références morales en dehors de lui, dans sa famille, dans la politique, dans son cercle amical, dans sa profession. Il se forgera lui-même ses opinions et ses valeurs, ses croyances et ses affections… Mais peut-on parler du pire dans cette évolution ? Certains prétendent que cet individualisme déclenchera une mer d’égoïsmes. Pourtant, rien qu’aujourd’hui une quinzaine de millions de Français(es) sont bénévoles, et le nombre d’associations à but non lucratif croît sans cesse. Si vous enlevez de ce nombre, les groupements de loisir, de sports, il reste un nombre appréciable d’hommes et de femmes qui aident ceux et celles qui sont en difficultés de vie, dans notre pays ou dans des pays éloignés.

            Cet individualisme et cette responsabilité risquent aussi de déclencher anxiété, angoisse et dépression, ces maladies postmodernes. On entend par modernes les temps qui vont de la Renaissance à 1960-1970, selon les continents. Nous serions aujourd’hui en crise, car les changements de toutes natures exigent que nous remettions en cause nos références habituelles pour parvenir à cette époque postmoderne. Celle qui inaugure la responsabilité individuelle précédée du  trouble, du désarroi.

            Les technologies de l’information déferlent plus vite qu’un cheval au galop. C’est bientôt la majeure partie de l’humanité qui sera connectée. La télévision, la téléphonie, les réseaux sociaux, bouleversent déjà notre rapport au savoir. Pourquoi mémoriser quand tout est disponible avec trois clic ? Et notre rapport aux autres, immédiats et fugaces « amis ».  L’être, demain, sera en recherche spirituelle, plus que nous le sommes aujourd’hui. Mais de manière différente. Il fera son « marché de spiritualité » dans une offre qui sera abondante, facile d’accès et rapide dans sa mise en œuvre. Il changera plusieurs fois de voie dans sa vie. De Loge, y compris. Une plus grande centration sur lui-même le pénalisera, mais en même temps, l’aidera dans sa quête. Il sera souvent préoccupé par ses propres désirs. Avec le risque d’y répondre par la consommation.

            Dans le meilleur des cas, il s’habituera à être efficace comme il l’attendra des autres Dans le mauvais cas, l’Homme postmoderne sera content de consommer et s’en enorgueillira. Centré sur la jouissance de biens dont il sera le propriétaire, il aura tendance à généraliser cette attitude dans le matérialisme du consommateur, et de celui qui n’apprend plus. Puisque tout s’achètera, apparemment, et tout sera à disposition. L’Avoir mais aussi l’Etre, dépendront de la consommation. En revanche, pour d’autres, qui seront sans doute plus qu’une minorité, cette quête spirituelle sera assez facile à entreprendre. Ne sait-on pas que les parcours de sagesse commencent par le « Connais-toi toi-même ? ». Et il est bien établi que l’introspection est liée dans le cerveau à l’altruisme[8]. Excellente nouvelle pour nous ! La Loge purement initiatique se fondra désormais dans la Loge sociétale et les deux finalités devraient, selon mes réflexions et mes observations, n’en faire plus qu’une. C’est pour cela que je définis, dans mes ouvrages la Franc-maçonnerie libérative avec cet apophtegme : Une spiritualité pour agir.


[1] Sont de style français les rites qui ont les caractéristiques suivantes aux « degrés bleus » : le cabinet de réflexion avec les symboles, le tableau de Loge géométrisé, les planches, les épreuves, les baisers de paix, la non obligation de croire à Dieu… C’est le cas des Rites français de 1786 et actuels, du Rite écossais ancien et accepté, du Rite écossais rectifié, du Rite de Memphis-Misraïm, du Rite opératif de Salomon.

[2] « Forum » : c’est par ce terme que Johannis Corneloup désigne le monde profane qui est le chantier des Maçons.

[3] Yves Chevalier et Céline Bryon Portet - Petit essai de philosophie maçonnique concrète - EME Bruxelles 2014.

[4] Bien sûr, à cet âge !

[5] la Franc-maçonnerie de style français.

[6] « Arcane » : les mythes, le rite et les symboles. Ce que les Anciens appelaient « les mystères ».

[7] « Euthymie » : terme forgé par Démocrite et développé par Epicure. C’est l’alliance de « l’aponie », le corps calme et disponible et de « l’ataraxie, » le repos et la quiétude de l’âme. Amon sens, la voie maçonnique ne va pas encore jusqu’à l’euthymie.

[8] La proximité de l’introspection et de l’altruisme fut d’abord notée par Sigmund Freud puis établi par imagerie cérébrale, notamment par Paul Mac Lean, chercheur de l’université  de Bethesda.